Avec le vieillissement de la population, le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) chez les patients âgés est de plus en plus fréquemment observé en pratique clinique, devenant ainsi progressivement un enjeu clinique majeur. Dans un article publié dans le Journal of clinical medicine, nous explorons les défis liés au diagnostic et à la prise en charge du SAOS chez ces patients (> 65 ans), notamment en raison des comorbidités fréquentes et des modifications physiologiques du sommeil liées à l’âge. L’identification précoce du SAOS et l’adaptation des stratégies thérapeutiques sont essentielles pour en prévenir les conséquences.
Nous passons environ le tiers de notre vie à dormir et il est assez clair qu'un bon sommeil est un élément crucial de la récupération biologique qui nous permet d'affronter les aléas de la vie quotidienne. Mais alors, qu'en est-il des troubles insomniaques qui affectent un nombre élevé et semble-t-il croissant d'individus?
[Unité de Recherches en Neuropsychologie et Neuro-imagerie Fonctionnelle, au Centre de Recherche en Cognition et Neurosciences (CRCN) et à l’ULB Neurosciences Institute (UNI), Université Libre de Bruxelles (ULB), Bruxelles] Cet article s’intéresse aux conséquences négatives sur la santé, en particulier sur le risque de diabète, en cas de sommeil généralement trop court. Ainsi, une durée de sommeil trop courte entraîne un plus grand risque de développer un diabète de type 2. Les études épidémiologiques sont en accord avec ces données: deux méta-analyses incluant des études prospectives indiquent que dormir trop peu (moins de 6-7 heures par nuit) est associé à un risque plus élevé de développer un diabète. Les horaires de sommeil irréguliers, tels que ceux rencontrés dans le travail à temps posté, entraînent non seulement un manque de sommeil mais aussi un «désalignement circadien», c’est-à-dire une désynchronisation interne qui pourrait donc aggraver le risque de développer un diabète associé à une restriction de sommeil. Les mécanismes hypothétiques sont cités. La question de savoir si l’intervention inverse, c’est-à-dire augmenter son temps de sommeil, peut avoir des effets bénéfiques sur le risque de diabète n’est pas complètement résolue. L’étape suivante est de tester les effets potentiels d’un sommeil adapté chez des patients pré-diabétiques et/ou diabétiques. Published ahead of print.
Une nouvelle classe de psychotropes, les DORAs (Dual Orexin Receptor Antagonists) (1), parmi lesquels le suvorexant (comme inducteur de sommeil) et l’almorexant (comme inducteur de sommeil, mais aussi comme réducteur de l’auto-administration d’alcool) (2) sont les mieux connus, est actuellement testée sur des modèles animaux aux USA, en attendant d’obtenir l’aval de la Food and Drug Administration (FDA)...
Neurone Vol. 31 N° 2
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